Complication des prothèses

Les prothèses mammaires nous permettent d’obtenir des résultats formidables. Mais comme rien n’est éternel et sans risque, des complications peuvent arriver. Prendre en charge ses complications nécessitent une bonne communication avec votre chirurgien.

Je ne m’étalerai pas ici sur les complications précoces mais plutôt sur celle qui peuvent apparaître au fils des années.

Les coques péries prothétiques 

De manière tout à fais normal, une capsule va se former autour de la prothèse. C’est une réaction du corps humain à un corps étranger.

Dans 3 % des cas en moyenne cette capsule peut se rigidifier, c’est une coque. Les coque arrive en moyenne 7 ans après la pose de prothèse mais parfois peut apparaître dès 6 mois. Ce sont des coques précoces.

Il y a 4 stades dans la classification de Baker :

  • Stade 1 : Sein normal en consistance

  • Stade 2 : Le sein est plus ferme que ce qu’il devrait être.

  • Stade 3 : Le sein se rétracte sur l’implant et donne un sein figé et peu mobile

  • Stade 4 : Le sein est dur et douloureux

 

Pour le stade 1 et 2 la prise en charge consistera à réaliser des massages d’assouplissement.

Pour le stade 3 et 4 il sert nécessaire d’opérer. Nous enlèverons la prothèse et la coque (capsulectomie) si possible en « monobloc ». Cette technique consiste à retirer l’ensemble prothèse et coque ensemble, sans ouvrir la coque.

Ensuite 2 options s’offrent à nous. La première est de ne plus poser de prothèse.

Dans ce cas d’autre geste tel qu’une mastopexie ou un lipofilling sont réalisable. La seconde est de reposer une prothèse si possible dans une autre loge (si elle était sous le muscle nous la passerons sur le muscle et vice versa) et en injectant de la graisse aussi.

Les prothèses percées 

Les prothèses actuelles sont constituées d’une enveloppe en silicone et d’un gel cohésif en silicone. Parfois l’enveloppe peu se rompre et laisser fuiter le gel. Dans ce cas votre sein se déformera progressivement, il s’affairera aussi.

 Lorsque vous avez une prothèse percée, nous devons la retirer dans un délai correct de 1 à 3 mois. Plus nous attendons plus nous prenons le risque que le silicone infiltre les tissus puis les ganglions. Cela correspond à des siliconomes.

 

La chirurgie consiste à retirer la prothèse percée et là plus part du temps l’autre aussi. Nous retirerons aussi les siliconomes accessibles et visibles. Si vous le souhaitez nous pourrons dans le même temps remettre des prothèses ou réaliser un autre geste d’embellissement de votre poitrine.

A savoir : L’ablation de prothèses mammaires percées, même si mises pour des raisons esthétiques, peut être prise en charge par la sécurité sociale.

Les malpositions 

Avec le temps, les traumatismes, ou par l’apparition d’une coque vos prothèses peuvent être mal positionnées.

La bonne position d’une prothèse est lorsqu’elle est centrée sous votre aréole.

La situation la plus fréquente est lorsque votre sein glisse sur la prothèse et tombe légèrement. Nous appelons ce phénomène un sein qui « capote » sur la prothèse. Nous pouvons voir cette situation chez les patientes ayant eu une mastopexie + pose de prothèse mammaire.

Une autre malposition possible est l’apparition d’un double sillon lorsque la prothèse est trop basse. De même l’apparition d’un bombé du thorax s’il elle est trop haute.

 

Le traitement des malpositions consiste à retirer la prothèse et travailler sur la capsule périe prothétique. En effet la capsule détermine la position de la prothèse. Parfois il sera plus simple de changer de loge en mettant la nouvelle prothèse au dessus du muscle ou vice versa. Ainsi nous repartons à zéro avec vos nouvelles prothèses.

Les lymphocèles

Ce sont des collections de lymphe (eau) qui se forment autour de la prothèse dans la loge. Ces épanchements peuvent être le cause d’un frottement du muscle si la prothèse est sous le muscle. Nous pouvons aussi les retrouver à la suite d’une infection ORL. Le traitement consiste la plupart du temps à mettre au repos le muscle (chez les sportifs par exemple) et de faire des cures d’anti inflammatoire.

Rarement les lymphocèles peuvent être un signe de lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC). En cas de lymphocèle résistant au traitement nous réaliserons une portion du liquide sous échographie ou chirurgicale ment. Ainsi nous pourrons éliminer ce cancer rare lié aux prothèses mammaires. Si le LAGC est confirmé le traitement consiste a retirer les prothèses et la capsule péri prothétique.

Les lymphomes anaplasique à grande cellule

Nous sommes obligés de parler de ce nouveau cancer dans un site qui se veut spécialisé dans le sein. Le lymphome à grande cellule est un cancer qui se développe au dépend des capsules péries prothétiques. Le premier signe est souvent un lymphocèle.

Bien identifié il y a peu de temps, il semble que les prothèses dont l’enveloppe est macro texturée soit incriminées.

Néanmoins, vu la rareté de cette lésion est le très bon pronostique après ablation de la capsule, il n’est pas indiqué de retirer vos prothèses si elles ont un revêtement macro texturé (type biocell) de manière préventif.

Posez vos questions directement le Dr Benatar vous répond : 

LE CABINET

Centre de Dermatologie et Chirurgie Plastique,

10 avenue Félix Faure, 06200, Nice

NOS HORAIRES

Lundi, mardi et jeudi de 9h à 18h

Mercredi et vendredi de 9h à 13h